Entrez dans les coulisses de la fabrication des basiques Coton vert ✂

Mis à jour : sept. 23

Le saviez-vous ? 🤔 Cette semaine, c'est la "Fashion Revolution week" : le moment parfait pour vous en dire plus sur la fabrication de vos basiques et des acteurs et actrices qui se "cachent" derrière !


(Accrochez-vous, ce texte est - très - long)



Comme vous le savez sans doute, la fabrication est partagée entre le Bangladesh (là où on soutient également la jolie asso "Partenaires") pour la confection des basiques unis et la France (près de chez moi) pour les finitions.


Mais un peu de contexte d'abord...


Avant-même de lancer le projet, je savais que je voulais une usine qui respecte à la fois ses employé-e-s et l'environnement. Je savais aussi que les gens qui suivaient et participaient à la créa du projet (sur un groupe Facebook à l'époque) souhaitaient des tarifs accessibles, car le prix était souvent ce qui les freinait dans leur démarche d'aller vers une mode plus éthique 🌿. Il fallait alors trouver un bon compromis... Ce compromis, je l'ai assez vite trouvé en découvrant l'entreprise française Biocoton, et Eric, le gérant.

Eric se charge de "sourcer" les usines qui répondent à nos valeurs/critères, d'aller sur place, de vérifier si tout est conforme, etc... (je vous avoue qu'étant seul sur ce projet, c'est un vrai gain de temps/praticité pour moi).

Il est très sensible à l'humain lui aussi et donc si il constate que l'usine ne respecte pas ses engagements (humains/écologiques...) il met fin au partenariat.


" Bon ok, mais concrètement qu'elle est cette usine et comment travaillent les employé-es ? "


On y vient ! 😉

L'usine qui produit pour Eric (et donc pour nous), est située à Gazipur. Elle appartient à "Lithe Group".

C'est une ancienne usine familiale, qui a bien grandit depuis sa création, en 1993 (j'avoue que je préfère les usines à taille plus humaines, mais on verra plus bas qu'une grande usine a aussi des avantages).


👉 Les salaires moyens y sont de 120 dollars (quand le minimum au Bangladesh est de 90 dollars). Le salaire minimum pour les nouveaux/nouvelles est de 100 dollars pour les ouvriers/ouvrières et de 165 dollars pour les opérateurs/trices. Ces salaires augmentent avec l'ancienneté et des primes y sont également ajoutées en fonction des résultats de l'usine. En plus, une augmentation systématique de 5% est appliquée chaque année.

C'est clair qu'à l'échelle de la France, ces chiffres peuvent paraître catastrophiques, mais là-bas, ce sont des salaires corrects et bien plus élevés que dans la plupart des usines du pays (je reviens sur ce point plus bas).


👉 Outre les salaires, la santé est importante. Là-bas, le maximum hebdo est de 48h, avec un jour de congé et des pauses. Ceci est scrupuleusement respecté dans cette usine, ce qui est loin d'être le cas dans d'autres usines du Bangladesh...


Bien sûr, il n'y a aucun travail forcé ni d'enfants (ce qui existe encore malheureusement). L'usine est certifiée GOTS, ce qui assure le respect de toutes les conventions de l'Organisation Internationale du Travail (plus d'infos sur GOTS sur le blog Coton vert).


👉 Autre point capital, les infrastructures (rappelez-vous l'écroulement du Rana Plaza...). Celles-ci sont modernes, l’usine est fiable et sécurisée 👍. Bien loin de certaines usines insalubres et dangereuses qu’on a pu voir dans divers reportages télé (et qui existent vraiment).



Les employé-e-s ont de la place pour circuler car l’usine est bien aérée (ils-elles ne sont pas étouffé-e-s/ entassé-e-s les uns sur les autres comme dans certaines usines).

Un point qui démontre la satisfaction des employé-e-s : ils-elles sont fidèles à l’usine car il y a très peu de "turn-over" (beaucoup sont resté-e-s depuis la fondation de l’usine, en 1993).


👉 Lorsque j'ai "visité" l'usine, j'ai parlé à 5 employés. 3 femmes et 2 hommes. Toutes-tous sont globalement satisfait-e-s de leurs conditions de travail. Même si il-elles souhaiteraient un meilleur salaire, ils-elles restent car ils-elles ne pensent pas trouver mieux dans le pays et ils-elles sont "bien traité-e-s" comparé à d'autres endroits où ils-elles ont déjà travaillé.


J'ai aussitôt parlé au gérant de la question du salaire... Pour lui ce n'est pas si simple, mais il est confiant.


Il a d'abord tenu à me rappeler que "l’usine peut fonctionner seulement si les employés sont heureux et en bonne santé" (en vantant un peu ses résultats et la santé des employé-e-s).


" Pour que les salaires soient encore plus éthiques, il faut que les acheteurs payent un prix correct ".

Evidemment moi je lui ai répondu que de mon côté je suis complètement prêt à payer plus cher pour que les employé-e-s soient mieux rémunéré-e-s. Il l’entend mais tous ses clients ne raisonnent pas encore comme ça, malheureusement.

Il sait que tout n'est pas encore parfait dans son usine (et loin de l'être au Bangladesh en général), mais il pense que les choses sont en bonne voie et s’améliorent beaucoup plus vite aujourd’hui qu’il y a quelques années.


" Et l'écologie dans tout ça ? "


En plus d’une production sans produits toxiques nocifs (cf certification GOTS) et de l'utilisation du coton bio 🌱, l’usine a un système de recyclage d’énergie et d'eau chaude dans ses locaux. Ce qui la classe parmi les pionnières du pays 👍


" Et le transport ?? "


🚢 Pour le transport jusqu'en France, le bateau est utilisé au détriment de l'avion. Les bateaux sont de gros containers (ils livrent pour plusieurs client-e-s, pas seulement Coton vert), ce qui permet de faire très peu d'aller-retours dans l'année et de limiter ainsi l'empreinte carbone.


" Ok. Parle-nous des finitions maintenant Benjamin ! "


Avec ce projet, je souhaitais aussi soutenir le commerce local, et notamment celui de chez moi.


👉 Quand les basiques unis arrivent en France. Ils prennent donc la direction de Rennes (où j'habite) et plus précisément de "Maison Couture" (photo ci-dessous), où se trouve ma couturière Le Trang, qui me coud vos étiquettes (ça n'a l'air de rien, mais c'est un sacré boulot !).




👉 Je vais ensuite les chercher et les apporter à Myriam (de "Brodé pour vous"; photo ci-dessous), à Montgermont (tout près de Rennes). Myriam réalise toutes les broderies (là aussi, c'est un procédé qui prend du temps).


Dans les 2 cas, il s'agit d'indépendantes, qui travaillent seules, comme moi. C'était important pour moi de m'associer avec elles, plutôt qu'avec une grosse boîte de la région (malgré des prix sans doute plus intéressants).


" Et toi, tu en penses quoi de tout ça ? "


Côté Bangladesh : 👉 De mon côté, j'avoue que je souhaiterais que les salaires des employé-e-s soient encore plus élevés. Et d'un autre côté je suis soulagé de savoir que la production est sans risque et bien plus humaine que dans la plupart des usines du Bangladesh. Aussi, cette usine (et grâce à Biocoton), me permet de produire peu, c'est à dire que je n'ai plus de minimum de pièces à commander (enfin ça dépend des articles, mais globalement). Et ça c'est quelque chose de très rare dans l'industrie textile, et qui colle bien à mon souhait de ne pas "surproduire", et au vôtre de ne pas "surconsommer". Bref, je suis heureux de participer (à ma p'tite échelle) à l'amélioration des pratiques au Bangla, mais j'espère que l'usine va continuer ses efforts (notamment au niveau des salaires = je vais suivre ça de près) ! J'ai aussi une attache particulière à ce pays, de part mon (notre) soutien à l'association "Partenaires" (qui vient en aide aux enfants des rues de Dacca) et mes 2 semaines vécues au foyer avec eux.


Côté finitions : 👉 Je suis fier de soutenir (là encore à ma mini échelle) le commerce local. J'ai aussi de bons rapports avec Le Trang et Myriam (qui n'aime pas trop se montrer en photo, cf photo de dos 😊), mais je vous avoue que niveau logistique, ce n'est pas le plus simple pour moi d'être ballotté entre les 2 ateliers. J'ai peut-être trouvé une solution pour la suite, je vous en dirai plus si ça se concrétise...


Pour aller plus loin...


Vous trouverez sur le site d'autres infos sur la fabrication Coton vert (entre autres, la culture du coton bio/ Pourquoi cette matière ? / Pourquoi pas une prod' 100% made in France ? ...)

Direction cette page pour en savoir plus 😉



Et vous ?


Voilà pour ce long texte, mais important pour moi et je l'espère, important pour vous ?


Dites-moi ce que vous pensez de tout ça. Ce projet est collaboratif depuis les débuts alors votre avis est primordial pour moi...


Vous pouvez m'écrire un commentaire ici (si vous êtes membre) ou sur mes publications Instagram et Facebook dédiées (toutes deux postées aujourd'hui 24 avril à 18h) ou encore m'envoyer un mail à cotonvert@outlook.fr.


Je me tiens à votre dispo' pour échanger avec vous sur ce sujet fondamental du projet 🙂 Benjamin


Ça peut vous intéresser...


- D'autres infos sur la production Coton vert (notamment sur la culture du coton bio et pourquoi le choix de cette matière, sur pourquoi pas un projet 100% made in France...)

- Quelles garanties offrent le label GOTS ?

- Zoom sur la face cachée du textile

- L'engagement de Coton vert auprès de l'ONG "Partenaires" (qui vient en aide aux enfants des rues de Dacca)


Et pour découvrir mes basiques bio & solidaires, c'est par ici 🙂

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